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Voilà un moment que je n’ai pas écrit d’article ici. Pour les plus assidus, vous avez pu suivre peut-être mes aventures de cet été via instagram, et il s’en est passé des choses !

Mon état de santé

Lors de mon dernier article, je vous avais livré mon état de santé suite à ma chute de vélo qui avait eu des conséquences quelque temps après. En effet, ce coup du lapin m’a valu bien des soucis mais au final tout termine bien puisque je m’en remets petit à petit. J’ai pu reprendre le sport et refaire du vélo tranquillement. J’avoue que mon niveau s’est effondré mais cela m’importe peu vu dans l’état dans lequel j’étais il y a encore deux mois. Ce fut donc un été assez difficile puisque je n’ai quasi pas touché au vélo pour bien me remettre et laisser mes petites cervicales se refaire une santé. J’ai fait plusieurs tentatives de reprises mais c’est vrai qu’à chaque fois au bout d’une heure de selle la douleur se faisait ressentir… alors j’ai laissé le temps filé, pour une fois je me suis montrée patiente.
Aujourd’hui, j’ai toujours quelques douleurs mais je vais beaucoup mieux. J’ai pu reprendre une vie normale, et je suis vraiment heureuse d’avoir surmonter cette nouvelle épreuve.

Mon été… une lente et solide reconstruction

Lors de cette étape, j’ai donc perdu mon job. Mon CDD n’a pas été renouvelé. Ce fut un moment pas très plaisant à surmonter. Non seulement j’ai eu plusieurs semaines de douleur où j’avais perdu l’appétit et je devais rester alitée mais à côté de ça j’avais la préoccupation de retrouver un job et vite.

Marie Tondereau alias The Little Queen Marie Tondereau alias The Little Queen

Step by Step

J’ai donc établi mes priorités. La priorité numéro 1 était de me soigner et d’aller mieux… comme on dit la santé est notre première richesse. Alors j’ai pris mon mal en patience et j’ai commencé les séances de kiné. Tous les deux jours j’avais une séance. Au programme, 0 manipulation… juste de quoi me soulager à savoir massages et séances d’ultrason. C’était long et fastidieux mais j’ai vite vu un résultat. Au bout de trois semaines ça allait déjà beaucoup mieux. 
Puis j’ai eu besoin de changer d’air car j’allais imploser. Alors, j’avoue quand ça été un peu mieux j’ai déserté du kiné et je suis partie… Je suis partie rejoindre des amis en Haute-Savoie, j’ai pu faire une petite sortie de vélo là-bas, puis je suis allée jusqu’en Suisse rejoindre un ami. Là-bas aussi j’ai pu faire une petite sortie vélo et surtout profiter du lac de Neuchâtel et de l’ambiance de la montagne. J’ai vraiment adoré.

The Little Queen et ses amies cyclistes The Little Queen et ses amies cyclistes

The Little Queen en Suisse The Little Queen en Suisse

Suisse tourisme Suisse tourisme

Lac de Neuchâtel Lac de Neuchâtel

The Little Queen pédale en Suisse The Little Queen pédale en Suisse

Ensuite, je suis remontée sur Nice et dans la foulée je suis repartie dans les Gorges du Verdon rejoindre des amis du vélo pour enfin faire un petit stop dans les Calanques de Marseille sur le retour. Bref, ça m’a fait beaucoup de bien et surtout changé les idées. Entre temps, j’ai écrit un livre… que j’espère sortir un jour !

Lac de Sainte Croix Lac de Sainte Croix

Ensuite, j’ai retrouvé mes parents qui sont descendus dans le sud pour me rendre visite et mes amis d’Orléans qui étaient là aussi pour une semaine.

Famille The Little Queen Famille The Little Queen

Enfin, j’ai eu la chance de partir encadrer ma fidèle amie Sandrine Polizzi, sur les Championnats du Monde Granfondo en Italie. C’était une superbe expérience. Beaucoup d’émotions. Encore bravo pour tes perf, tu m’impressionnes tellement !
Bref, tout ça m’a vraiment changé les idées et permis de relativiser.

Sandrine Polizzi aux Championnats du Monde Granfondo Sandrine Polizzi aux Championnats du Monde Granfondo

 

Mon projet pro

En parallèle il fallait que je réagisse vite pour me construire de nouvelles perspectives professionnelles. J’ai donc fait plusieurs démarches pour rebondir assez rapidement.
J’ai tout d’abord contacté l’armée de l’air pour tenter de rentrer en tant qu’officier sous contrat. Ça faisait un moment que j’y pensais mais je n’avais jamais sauté le pas… n’ayant pas de famille dans le milieu, c’est vrai que j’avais toujours hésité et puis les aléas de la vie ont fait que j’ai pris mon courage à deux mains pour tenter de m’engager.

L’armée de l’air

Les tests

La première démarche a été de me rendre à mon CIRFA pour un premier rendez-vous afin d’exposer mon projet. Celui-ci s’est bien déroulé et a donné suite à l’élaboration d’un dossier avec mon projet professionnel détaillé. Ce dernier a été retenu et j’ai donc été invité à aller passer des tests à Lyon donc le but de rentrer en tant qu’officier sous contrat dans l’armée de l’air pour un poste de chargée de communication ou officier renseignement.
Mon rêve ultime aurait été de rentrer en tant que pilote… mais l’âge requis autorisé à savoir moins de 25 ans était déjà dépassé pour moi.
Arrivée à Lyon, j’ai vite vu à quoi ressemblait la vie de militaire. Au programme, discipline, discipline et encore discipline. Cela ne me posait pas de soucis, je suis quelqu’un d’assez discipliné. J’ai pu passer les tests psychotechniques et les tests d’anglais qui m’ont paru franchement pas évidents avec un temps imparti pour chaque exercice très limité. Ce sont des tests de logique avec vision spatiale, encodage, problèmes arithmétiques… Bref, un peu de gymnastique cérébrale. Quant au test d’anglais, c’est un QCM très scolaire avec des règles de grammaire, de conjugaison et du vocabulaire, beaucoup de vocabulaire.
L’après-midi, je me suis rendue à la visite médicale. Au programme, électrocardiogramme, contrôle urinaire, contrôle du poids et de la taille, tests auditifs et visuels et vérification de l’identité. Jusqu’ici tout allait bien. Puis la visite médicale termine par une consultation avec le médecin pour valider ou non son aptitude à rejoindre l’armée. Pour moi, j’y allais sans pression… j’étais la première à avoir terminé l’ensemble des tests et donc la première à être reçue par le médecin. Je m’attendais à une simple formalité administrative.

Une formalité administrative ? 

Pas vraiment ! La veille, j’avais dû remplir un questionnaire avec mes antécédents médicaux et notamment mes opérations. J’avais donc, sans problème, indiquée que je m’étais fait opérer des dents de sagesse il y a quelques années, et du genou droit à l’âge de 14 ans. Toute de suite le médecin a relevé cette opération du genou droit en me posant des questions : Qu’est-ce que votre genou a eu ? Comment cela est-il arrivé ? Quelle opération avez-vous eu ? Avez-vous eu des complications ? Décrivez moi les symptômes ? Bref, un vrai interrogatoire.

Je lui ai expliqué la situation… que j’avais grandi très vite et vers l’âge de 14 ans, j’avais eu plusieurs luxations en faisant du sport (cyclo-cross et rugby) et que j’avais donc été contrainte de me faire opérer dans un hôpital pour un enfant à Clocheville pour « resserrer » mes ligaments et ne plus avoir cette instabilité rotulienne. Depuis, l’opération tout allait pour le mieux… J’ai pu reprendre le sport et même passer haut-niveau, j’ai suivi un cursus universitaire en fac de sport et donc été amené à pratiquer une multitude de sports sans jamais de problème. Bref, vraiment un topo rassurant.

Mon inaptitude 

Pourtant, ce dernier ne semblait pas vraiment du même avis. Il s’est saisi d’un gros classeur et pendant 2 minutes sans rien me dire, il a commencé à tourner les pages, encore et encore. Je ne vous cache pas que ce fut les 2 minutes les plus longues de ma vie. Je ne comprenais pas. Puis, il a prononcé : « Ah, voilà on y est ! Instabilité rotulienne. C’est du 5/5 Mademoiselle ! ». Je captais un choux, je lui ai rétorqué : « Pardon, mais ça veut dire quoi ? ». Il m’a répondu d’un air détaché : « Ça veut dire que vous êtes inapte Mademoiselle… Tondereau ». J’ai mis un temps pour encaisser ce qu’il venait de m’annoncer. Le fait d’être inapte condamné toutes les possibilités que je rentre au sein de l’armée. J’ai eu envie de pleurer mais je suis restée sans émotion apparente et je lui ai dit : « Monsieur, je fais du sport depuis que je suis toute petite. Cette opération date de 10 ans. Elle a eu lieu suite à des accidents justement en faisant du sport… Depuis plus rien. Si je n’avais pas fait de sport comme je l’ai fait jusqu’à maintenant, je n’aurai jamais eu ces problèmes d’instabilité rotulienne. C’est injuste ! ». Il était désolé pour moi, il comprenait mon désarroi. Il m’a dit de patienter et il est parti demander l’avis à sa collègue dans le bureau d’à-côté.

Faire recours ? 

Il est revenu et m’a dit : « Je suis obligée de vous déclarer inapte aujourd’hui. Je suis désolée. Je vous conseille de faire recours en présentant un solide dossier médical ». Je lui ai répondu que le chirurgien qui m’avait opéré n’exerçait plus depuis un moment et que je n’avais pas en ma possession le bilan opératoire. Que j’étais encore une enfant quand je m’étais faite opérer et que je ne savais pas réellement ce qu’il m’avait fait au genou. Il m’a dit de trouver une solution, que parfois les demande de recours passées mais qu’il fallait attendre 3 mois environ.

Merci, Bonsoir !

Je ne l’écoutais même plus. Je suis sortie, les autres me cherchaient du regard. J’étais la première à terminer la visite médicale, ils avaient tous envie de savoir comment ça se passait. J’avais vraiment pas envie de parler alors j’ai traversé le long couloir la tête haute sans regarder personne en fuyant les regards. J’ai rejoint le capitaine, je lui ai expliqué la situation. Il m’a dit d’aller ranger mes affaires et de me rendre dans le bureau de l’armée de l’air pour les formalités administratives. J’ai signé un papier comme quoi j’étais inapte et dans la foulée j’ai été raccompagnée au portail. Voilà l’aventure s’est arrêtée ici. J’avais envie de pleurer parce que j’étais déçue et surtout je trouvais ça tellement injuste. Je suis montée dans le train et j’ai pensé, pensé, pensé. Au final, je me suis dit que c’était peut-être un mal pour un bien… on se rassure comme on peut dans ces moments là.
Le lendemain j’ai repris activement mes recherches d’emplois.

Marie TONDEREAU Marie TONDEREAU

Mes recherches d’emplois

J’ai donc renoncé à l’armée en me recentrant dans le civil. J’ai renvoyé des CV et des lettres de motivation sur Nice, puis un peu partout en France. Après tout, je n’avais pas réellement d’attache ici. J’ai eu plusieurs entretiens. Et aujourd’hui j’ai été retenu pour travailler dans une agence de communication niçoise. Je suis vraiment contente !
Une nouvelle aventure avec une page qui se tourne et surtout la roue qui tourne, enfin !
Je suis donc vraiment heureuse de rester habiter sur la Côte d’Azur auprès de mes amis et de mon frère.

Marie TONDEREAU Marie TONDEREAU

De nouveaux projets

À côté de ça, j’ai plusieurs projets qui vont arriver. Tout d’abord une nouvelle collaboration avec ma belle @FleurFaure. Nous ouvrons un média social 100% destiné au cyclisme féminin : Les Charlies. Nous serons présentes sur le Roc d’Azur prochainement. Bientôt, vous pourrez découvrir notre vidéo de présentation mais avant ça, vous pouvez d’ores et déjà nous suivre sur notre compte Instagram Les Charlies.

ww.instagram.com/lescharlies/

Fleur Faure et Marie Tondereau Fleur Faure et Marie Tondereau

Fleur Faure et Marie Tondereau Fleur Faure et Marie Tondereau

Marie TONDEREAU dans le Col d'Eze Marie TONDEREAU dans le Col d’Eze

Côté sport

Comme je vous ai dit, je reprends tranquillement le vélo, je cours un peu et je nage. Je laisse tomber la compétition en cyclisme mais à l’avenir je tenterai de faire quelques triathlon pour le fun et quelques contre-la-montre.
Je vais me remettre à la muscu aussi avec mon frère progressivement. On a qu’une vie, j’ai eu la chance de m’en sortir sans conséquence dramatique sur ma vie de tous les jours  alors j’ai envie de profiter de cette chance à pouvoir encore aujourd’hui faire du sport. J’ai eu beaucoup de chance… ce n’est pas le cas de tout le monde. Je pense forcément à la courageuse Kristina Vogel, championne olympique de vitesse, qui à la suite d’un accident de vélo est restée tétraplégique. C’est une vraie championne. Même cette épreuve elle l’appréhende le tête haute en déclarant « Je pense toujours que plus vite on accepte une nouvelle situation, mieux on peut y faire face ». Un bel esprit pour une belle championne. Chapeau bas Mademoiselle ! Vous êtes un exemple pour beaucoup !

Marie Tondereau et son Trek Madone Marie Tondereau et son Trek Madone

Marie TONDEREAU dans le Col d'Eze Marie TONDEREAU dans le Col d’Eze

Marie Tondereau et son Trek Madone

Best regards les p’tits loups,
À très vite.

Marie.

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